Hors ligne

20/04/2011 / 0 commentaire(s)

Il y a quelques semaines, j'évoquais la mutation de l'informatique vers l'ère des réseaux. Je concluais en déplorant la perte d'une certaine richesse de l'informatique, victime du cloud et de la tyrannie de la connexion permanente. Pour ceux qui ont résisté à la vague des smartphones (et des clefs 3G) et qui se retrouvent donc fréquemment déconnectés, nous allons maintenant ressortir quelques vieilleries, pas du tout cloud, susceptibles d'en limiter les conséquences. Bien sûr, les commentaires attendent également vos expériences et vos solutions, pour enrichir cet article.

La persistance d'un certain nombre de données sur votre machine peut, tout d'abord, vous permettre de mieux gérer des connexions ponctuelles et discontinues. Installez un client mail, pour rapatrier tous vos messages, et pouvoir les consulter (ainsi que les écrire) hors ligne. Troquez votre NetVibes/iGoogle contre un agrégateur de flux RSS qui les télécharge sur votre disque dès que vous êtes connecté, de manière à y avoir toujours accès. De même, votre lecteur multimédia peut automatiquement télécharger les derniers podcasts pour vous permettre de les écouter/regarder ultérieurement.

D'une manière générale, utilisez en priorité des applications en local plutôt qu'en ligne. Un certain nombre de bons vieux logiciels peuvent remplacer des webapps incontournables. Utilisez une encyclopédie logicielle quand vous ne pouvez vous référer à Wikipedia (ou alors, téléchargez Wikipedia). Google Earth peut avantageusement remplacer Google Maps (et les autres sites de cartographie du même genre). Une multitude de dictionnaires, grammaires et traducteurs (à utiliser avec intelligence) sont également disponibles.

Pour le travail collaboratif, préférez aux plates-formes en ligne des applications tournant en local et permettant des synchronisations irrégulières entre les participants (avec la gestion des conflits que cela peut entraîner). Des gestionnaires de planning fonctionnant sur le même principe peuvent également se substituer aux divers Google Calendars.

La connexion par intermittence fait également émerger quelques bonnes habitudes. Un page trop longue peut être enregistrée (et non seulement bookmarkée) pour être lue plus tard. Un aspirateur de site permet d'enregistrer l'intégralité (ou une partie précise) d'un site, avec ses médias, ses liens et sa navigation.

Toutes ces astuces qui fleurent bon les 90' vous simplifieront la vie, mais pas seulement. Elles vous permettront également de vous libérer (un tout petit peu) de la dépendance (et oui, vous êtes accros) ainsi que de l'emprise des grands méchants du web (en vous redonnant le contrôle des données).

Toujours inspiré par mes expérience de rétro-bidouilleur-malchanceux du web, je pondrai d'ici peu un article du même genre, sur l'optimisation des connexions bas-débit (ou, plus généralement, pourries). Si vous avez des idées/expériences sur le sujet, elles sont les bienvenues.

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Réalisation : Antonin Segault
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